Communiqué sur la situation au Burkina Faso

Je tiens à dénoncer les opposants au processus démocratique qui s’est engagé au pays des hommes intègres depuis le début de l’année 2014. La volonté de Blaise Compaoré de se faire réélire après déjà 27 ans de règne avait conduit le peuple burkinabé au sursaut. Les événements du 30 et 31 Octobre 2014 ont donc mis fin à cette dictature militaire qui avait maintenu le peuple dans le dénuement le plus total. La réaction des burkinabés fût tardive mais efficace et non violente. Cette révolution a permis d’organiser un gouvernement de transition, impliquant une grande partie des acteurs de la société civile et même des anciens proches de Blaise Compaoré dans une logique de réconciliation. Des élections étaient même prévues pour le 11 Octobre prochain. Mais la menace de dissolution du Régime de Sécurité Présidentielle (RSP), ainsi que l’inégibilité de personnalités ayant tenté de maintenir au pouvoir le régime de Blaise Compaoré, a accéléré les événements qui viennent de porter le général Gilbert Diendéré à la tête du nouveau conseil national de transition. Il s’agit ainsi bien d’un nouveau coup d’état militaire qui vient de se produire au Burkina Faso. La France et la communauté internationale doivent non seulement le dénoncer mais surtout demander un retour à la situation d’avant le 16 Septembre, à savoir le retour du gouvernement de transition et le maintien des prochaines élections sous contrôle du peuple burkinabé.

Le mouvement « Le balai citoyen » avec le peuple avait réussi un début de transition démocratique au Burkina Faso, qui devenait un exemple pour l’ensemble des peuples d’Afrique encore aujourd’hui soumis aux dictatures militaires. Sans kalachnikovs et sans bain de sang, le pays avait retrouvé la liberté de choisir son propre destin. Cet espoir est aujourd’hui menacé par le coup d’état en cours. Nous félicitons la dynamique qui a évincé Blaise Compaoré du pouvoir et soutenons aujourd’hui le peuple burkinabé dans son légitime combat pour la liberté.

 

« La patrie ou la mort, nous vaincrons » Thomas Sankara.

Sébastien Périmony, vice-président de Solidarité et Progrès 

 

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Echange avec Humanist, rappeur burkinabé, lors de l’université de rentrée du CADTM

 

2 commentaires

  1. le RSP s’est trompé de tactique… Le peuple Burkinabé est suffisamment mature pour se laisser berner par ces manœuvres désespérantes… les membres du RSP auraient gagné en cherchant par des voies négociées et des jeux des alliances pour se ménager des portes de sorties honorables…
    Or, en passant à ce coup de force flagrant et répugnant, ils n’auront malheureusement et vraisemblablement pas de soutien tant de l’intérieur que de l’extérieur, du coup, ils ont contribué à ternir et à décrédibiliser davantage leur image, dont nous estimons qu’il leur sera difficile voire impossible de se racheter… C’est trop tard, tout le peuple sera sur leur dos et cette bataille risquerait de se terminer par la dissolution peu honorable et certaine du RSP… C’est une question de temps maintenant////
    Nous, autres africains épris des valeurs de la démocratie continuons à soutenir le peuple burkinabé dans sa lutte contre l’imposture et l’autoritarisme en vue d’instaurer solidement la démocratie au pays des hommes intègres….
    Vive le processus démocratique au Burkina faso et sur tout le continent Africain.

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